Translate this page - Dernières news - Archives Octobre 2011 - Archives complètes [Pockett.net] - Après plusieurs années de combat et après un premier revers judiciaire, Nintendo est enfin arrivée à faire condamner en France des revendeurs de linkers type R4, M3 et autres Supercard pour les Nintendo DS et DSi. Ce n'est pas une première : déjà à l'époque de la Nintendo 64, un jeune qui avait importé une poignée de lecteurs CD s'était retrouvé en prison (lire son témoignage poignant) alors qu'un lecteur CD ne permet pas de copier des jeux. Cette fois encore, à moins d'un pourvoi réussi en cassation voire le succès d'une procédure au niveau européen (peu probable, par manque de moyens financiers), la décision de justice semble définitive. Dans son communiqué officiel, Nintendo se félicite de sa victoire contre les « dispositifs de copiage de jeux vidéo ». Mais la société transforme la réalité et ne dit pas tout... En effet, ces linkers ne permettent pas de copier des jeux. Ce sont des cartouches vierges qu'on peut remplir avec du contenu illégal certes, mais elles permettent aussi le développement et l'utilisation de jeux homebrew. Des jeux généralement gratuits créés par des passionnés et qui sont parfaitement légaux. Bref, ce que Nintendo est arrivée à faire devant la justice, c'est comme interdire le commerce de couteaux de cuisine, au motif qu'un couteau peut servir à tuer. Reste qu'il sera techniquement (mais pas légalement) possible de se fournir par Internet, ces linkers de la taille d'une cartouche étant envoyées dans des enveloppes anodines peu contrôlées par les douaniers. Nintendo aurait pu poursuivre ceux qui piratent réellement, ceux qui diffusent des copies de ses jeux sur Internet par exemple. Mais, non, la société préfère la mort des linkers. A défaut de linkers sur le marché, Nintendo prévoit-elle une solution pour les développeurs amateurs ? Contactée, elle ne nous a pas répondu sur ce point et on peut supposer que la réponse serait négative de toutes façons. A croire que la société a peur que les jeux d'amateurs gratuits nuisent à ses ventes de Mario, Pokémon et autres... La Nintendo 3DS, victime d'un piratage... inexistant Tout a été dit pour expliquer l'échec commercial relatif de la Nintendo 3DS sur le marché. A part une chose : le piratage. Ou plutôt l'absence de piratage. En effet, à part dans une vidéo qui circule depuis peu sur Internet et dont le caractère sérieux n'a pas été démontré, à ce jour les jeux pour Nintendo 3DS n'ont pas été piratés. Pour certains joueurs qui veulent avoir des jeux à moindre coût, l'achat d'une Nintendo 3DS est donc au mieux reporté faute de linker compatible disponible. Et, sans doute par goût de l'interdit aussi : lorsqu'on interroge des pirates, ceux-ci avouent collectionner les jeux contrefaits sans avoir le temps d'y jouer. Il n'est pas certain donc que les ventes de cartouches originales en souffrent. Mais passons : aucun des arguments des pirates n'est recevable ici et la lutte de Nintendo contre la contrefaçon est légitime. Empêcher la création de jeux par des amateurs, par contre, ne l'est pas. D'ailleurs, chez les concurrents de Nintendo, soutenir la création de jeux par des développeurs amateurs est un argument commercial. Ainsi Microsoft fournit gratuitement son environnement XNA aux étudiants. Sony a proposé des versions programmables de ses consoles (la Net Yaroze, puis un kit Linux pour les PlayStation 2 et, enfin, un Linux offert avec les PlaySation 3). Et pour la PS Vita, un kit de développement facile à obtenir est prévu. Sans pression commerciales, sans budget à rentabiliser, ces petits développeurs peuvent se permettre une créativité qu'on ne trouve pas ailleurs, et les meilleurs jeux seront édités par Microsoft ou Sony. Pendant ce temps, Nintendo, elle, se replie sur elle, ne comprenant pas que le monde évolue, convaincue de détenir l'unique vérité en matière de création de jeux. Il n'y a qu'à voir ses refus répétés de concevoir des jeux pour smartphones et tablettes, alors que ces appareils-là aussi lui prennent des parts de marché jour après jour (pas seulement le piratage). Non, le marché n'est plus et ne sera plus comme en 2007 quand n'importe quoi pouvait être vendu au prix fort sur Nintendo DS ! La loi interdit en France de lancer un appel pour se regrouper et payer l'amende d'une personne condamnée. Mais rien n'empêche ceux qui veulent continuer d'avoir des jeux amateurs sur leur console Nintendo (et donc des linkers faute d'alternative officielle) de se cotiser pour continuer à défendre leur cause devant la justice. Il leur reste moins de deux mois pour le faire... Quand Nintendo tolère des actes de contrefaçons... Lorsque Nintendo attaque en justice une société qui commercialise des linkers, elle lui reproche de mentionner ici ou là sa marque, son logo. Il existe des sites Web qui utilisent dans leurs noms de domaine des marques déposées de Nintendo, à commencer par le nom « Nintendo » lui-même. Sauf que, sur ces sites, on trouve - sans autorisation - des contenus issus d'autres médias comme des scans ou des copiers/collers souvent même sans mention de la source (notre site est au rang des victimes, au même titre que Famitsu par exemple). Des contenus protégés par le droit d'auteur, comme le sont les jeux vidéo de Nintendo. Contactée à ce sujet, la société ne nous a pas répondu là non plus. Et elle ne peut pas prétendre ne pas être au courant de l'utilisation de sa marque par ces sites web qui violent la loi puisqu'elle a des contacts privilégiés avec eux. Partager sur ![]() Voir la discussion sur le forumPosté par P. à 16:54 le 05/10/2011
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