Console Nintendo DS Genre Action/Aventure Editeur Ignition Entertainment Prix 40 € Nb joueurs 1 Note      Note visiteurs 2/5 Boîte  Date 31/03/2009
| | Il y a des jeux complètement bizarres, au point que l’on se demande qu'est-ce qui a bien pu passer par la tête des scénaristes et des développeurs lors des séances de brainstorming d’avant-projet. Penchons-nous sur le cas Lux-Pain sur Nintendo DS, qui illustre parfaitement ces propos. Lux-Pain est un jeu d’aventure japonais qui nous arrive ce mois-ci en Europe. Votre objectif : décontaminer un pays atteint d'une épidémie de dépression, au point de pousser ses habitats à commettre des crimes. Pour cela, vous incarnez Atsumi, un personnage qui a le pouvoir de reconnaître des patients malades et de localiser les Shinens, petits microbes responsables de ces pensées morbides. C'est le pouvoir du Sigma. Il existe des virus plus coriaces, les Silents. Pour guérir un personnage, il faut le « gratter » jusqu'à trouver ces corps étrangers, puis maintenir le stylet sur les bestioles afin d'éradiquer la maladie. Ensuite, on observe les effets provoqués par les Shinens. Et cela se résume à des mots qui dansent sur l'écran, de manière psychédélique. Certains mots sont écrits dans une couleur différente. Super. Problème, et de taille : on est obligé de regarder ces séquences façon badtrip avant de pouvoir continuer l'histoire. Après avoir regardé des vidéos cosmétiques, il s’agit cette fois de supporter les dialogues (à la fois parlés et écrits, ce qui est une bonne initiative, au détail près que la retranscription n'est pas du tout fidèle au speech) de femmes un peu bizarres qui accumulent les clichés de la femme-enfant japonaise à la voix haut-perché et soûlante, ou de l'emo (amateur d'un sous-genre du punk hardcore) insupportable. Trouve le malade, gratte l'écran, appuie sur les Shinen, regarde les mots danser. Lignes de dialogues. Patient suivant. Gratte l'écran, appuie sur les Shinen, regarde les mots danser. Lignes de dialzzZZzz... Pati... zZzzzzz... Vous l'aurez deviné, c'est aussi passionnant qu'un documentaire nocturne sur Arte. Un scénario que l'on subit au lieu de vivre, des personnages creux ou irritants, une interface à couper au couteau, un système de sauvegarde peu intuitif... La vidéo d’introduction était pourtant prometteuse, tout comme les graphismes de ce Lux-Pain, plaisants. Yoshi Noir |