Console N-Gage Genre Puzzle Game Editeur Nokia Prix 5 € Nb joueurs 4 Note      Note visiteurs 5/5 Date 05/04/2009
| | Attention, danger ! Reset Generation est un pur concentré de délires, de parodies et de bonne humeur. Le tout saupoudré d’innombrables références oldschool qui vous plongeront dans vos souvenirs d’enfance et un principe de jeu terriblement accrocheur... Vous voilà prévenus ! On ne sait pas trop quelle mouche a piqué les développeurs du studio Red Lynx (déjà auteur de l’excellent jeu de stratégie High Seize sur N-Gage de première génération), lorsqu’ils se sont lancés dans le développement de Reset Generation, « le premier jeu vidéo au monde sur les jeux vidéo ». A contre-courant de tout ce qui se fait aujourd’hui (suites interminables de licences juteuses), le développeur finlandais nous livre un jeu de réflexion 100 % original sur N-Gage. Jouable à quatre, Reset Generation met en place un principe qui semble, dans un premier temps, basique : une zone de jeu fermée et un château par joueur. A l’intérieur, une princesse qui ne demande qu’à être sauvée/kidnappée/emportée/consommée, par le plus valeureux d’entre tous. Reset Generation se joue au tour par tour et par étapes. Dans un premier temps, vous devez placer au sol une pièce, dont la forme varie à chaque tour. Pensez à Tetris, car c’est exactement la même chose. Sauf que les lignes formées ainsi (cinq cases) ne disparaissent pas, mais se solidifient pour constituer un « combo » à votre couleur. La zone vous appartient, et vous pouvez, dans un second temps, aller et venir dessus sans aucune contrainte (marcher sur une zone adverse limite considérablement votre déplacement et vous rend plus vulnérable). A noter que lorsque deux pièces se télescopent (la votre et celle d’un adversaire), elles s’annulent mutuellement, ce qui introduit une dimension stratégique supplémentaire, ou l’on va essayer d’handicaper les constructions d’autres joueurs. La phase de déplacement sert à collecter des bonus, attaquer un adversaire ou bien encore aller kidnapper une princesse. Vient enfin la troisième phase de jeu, qui consiste à tirer deux boulets de canon sur les cases de votre choix. Deux possibilités : viser une zone de couleur qui n’a pas encore formé un combo, pour l’éliminer, ou bien viser un bonus, pour le détruire avant qu’un ennemi ne s’en empare. Les bonus justement, parlons-en : ils sont nombreux et déterminants dans votre victoire. Le pinceau permettra de colorer quatre cases d’un coup. La « boîte » permet d’invoquer un monstre qui va travailler pour vous. Le ressort permet de bondir d’un point à un autre sur la carte. Le BFGP (petite référence à Doom) carbonisera vos cibles dans la direction souhaitée. La baguette magique transforme l’adversaire de votre choix en crapaud jusqu’à ce qu’il embrasse une princesse ou qu’il meure... Etc. ! Chaque joueur dispose d’une barre de points de vie. Une fois tué, la partie ne s’arrête pas là : vous ressuscitez dans votre château. Mais entre temps, votre princesse se sera fait la malle, directement dans les bras de votre meurtrier. Si vous vous attendiez à vous battre pour des midinettes façon Princess Peach, c’est raté ! D’ailleurs, dans Reset Generation, ces donzelles n’hésitent pas à vous botter l’arrière-train si vous faites trop de « camping » dans le château (pratique qui consiste à rester sur place et attendre que les autres joueurs s’entretuent) et à vous expédier en première ligne. Une énième référence que les amateurs de FPS apprécieront. 10 personnages complètement barrés Les références vidéoludiques sont nombreuses, tellement grosses qu’il est difficile de passer à côté et de ne pas en rire. Et les 10 personnages de Reset Generation ont un point commun : ils sont tous complètement barrés ! Entre Plumber, sorte de mix de Mario et de Zangief de Street Fighter 2 (imaginez donc un Mario bodybuildé doublé d’un accent italo/russe), Hedgehog, un Sonic qui a viré au punk (vous-souvenez vous de la publicité Sega, c’est plus fort que toi ?), Dr Love Bomber, un croisé démoniaque entre le vénérable Bomberman et l’affreux Dr Robotnick, Babe Gunner, une héroïne qui n’a rien à envier au niveau pulmonaire à Lara Croft, Ninja, un Shinobi raté qui passe le plus clair de son temps à l’hôpital, Level 50 Elf, une guerrière prête à tout pour atteindre le niveau supérieur (quitte à devoir trucider 30 000 moutons) ou bien encore Monster Trainer, une gamine obsédée par la capture de nouveaux monstres (Pokémon, anyone ?) vous aurez largement de quoi faire et surtout, de trouver le timbré qui vous siéra le mieux. Chaque « héros » possède un pouvoir spécial spécifique : Plumber, grand charmeur de ces dames, pourra ordonner à l’une d’entre-elles d’aller lui chercher un bonus où qu’il soit sur la carte. Dans la même idée, Babe Gunner pourra effectuer des galipettes à n’importe quel endroit. Level 50 Elf pourra aligner un combo de cinq cases dans la direction voulue. Ninja pourra, quant à lui, intervertir sa place avec un adversaire. Monster Trainer invoque, logiquement, la plus monstrueuse de toutes ses créatures pour détruire cases et héros. Et ainsi de suite, nous vous laissons la surprise de la découverte pour les personnages que nous n’avons pas abordés. Parties endiablées sur la N-Gage Arena Reset Generation propose des modes de jeu plutôt variés. Le mode Histoire comprend 18 missions (tutorial inclus). Cela représente à peu près de trois heures de jeu, certaines missions ne sont vraiment pas évidentes. Ensuite, vous aurez la possibilité de vous défouler en solo dans le mode Arcade qui propose des parties rapides, avec le nombre d’adversaires de votre choix. Question durée de vie, les choses deviennent réellement intéressantes lorsque l’on se penche sur les modes multi-joueurs proposés, et plus particulièrement celui de la N-Gage Arena : vous y avez la possibilité de jouer en ligne, dans des parties classées (attention, niveau plutôt relevé). Une petite communauté de joueurs passionnés semble s’être formée et les serveurs sont particulièrement actifs (nous n’avons jamais eu besoin d’attendre plus de 10 secondes pour trouver un ou plusieurs adversaires). Les options de jeu sont bien fournies (il y a même un mode spectateur) et le tout est accessible, l’interface étant particulièrement réussie. D’ailleurs, d’un point de vue technique, il n’y a pas grand-chose à reprocher à ce Reset Generation : les graphismes cartoon 2D enchantent nos pupilles et les thèmes musicaux sélectionnés charment nos mirettes de joueurs nostalgiques. Nokia et Red Lynx sont allé jusqu’au bout de leur logique retro en faisant appel au groupe 8 Bit Weapon, spécialisé dans la chiptune (musiques à la oldschool). Et toujours sur le plan sonore, n’oublions pas les voix digitalisées (en anglais) tout aussi délirantes et qui méritent également une mention. Au tarif de 5 € seulement, pour des heures et des heures d’amusement garanties, il n’y a pas une seule seconde à hésiter : foncez acheter Reset Generation ! Et si vous n’êtes toujours pas convaincus à la lecture de ce test, nous vous invitons à essayer le jeu en ligne, gratuitement, sur son site officiel. Olivier B. Jeu testé sur Nokia N95 |