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Doom Resurrection



Console
iPhone

Genre
Shoot'em up

Editeur
ID Software

Prix
5,49 €

Nb joueurs
1

Note


Note visiteurs
3/5

Date
11/09/2009


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Les expériences scientifiques de l’Union Aerospace Corporation menées sur Mars ont (une fois de plus) mal tourné. Des créatures de l’enfer sont sorties du néant et ont pratiquement décimé les équipes militaires et scientifiques du site. Vous, le dernier marine vivant de la base, allez devoir aider les quelques scientifiques survivants à comprendre ce qu’il s’est passé, mais surtout à éviter que ces monstres ne viennent répandre le chaos sur Terre. Ce scénario, qui est devenu presque un standard pour le genre, n’est qu’un prétexte pour un dégommage à la chaîne de moult créatures maléfiques. Il ne vous réservera aucune surprise.

Mauvaise nouvelle : Doom n’est plus Doom
Avec Wolfenstein 3D et Doom, ID software a, pour les plus jeunes qui l’ignoreraient encore, tout simplement inventé le genre du first person shooter (FPS, jeu de tir à la première personne). Alors, quand un nouvel opus de la saga Doom débarque sur iPhone, on s’attend à jouer à un FPS digne de ce nom avec un gameplay parfaitement adapté à l’appareil. Eh bien, non ! Grosse déception, les développeurs ont choisi la solution de facilité et nous proposent ainsi un rail shooter, comprenez un jeu de tir où votre personnage avance tout seul, comme sur des rails, et vous n’avez qu’à tirer.

A l’opposé de Metal Gear Solid Touch et de Time Crisis First Strike, il vous faudra déplacer votre cible en inclinant votre appareil vers le haut, vers le bas et vers les côtés. Une touche en bas à droite permet de tirer et celle en bas à gauche permet d’esquiver ou, dans les endroits qui le permettent, de vous mettre à couvert. Pour ramasser un pack de santé ou des munitions, il faut les toucher. Idem quand vous croisez une nouvelle arme : vous pouvez en porter jusqu’à trois différentes, mais vous ne choisirez pas celle que vous jetterez à partir de votre quatrième arme. Le fusil à pompe, le fusil à canon scié, la mitraillette de base ainsi que le canon à plasma, armes classiques de la série sont bien au rendez-vous. Rassurez-vous la tronçonneuse, toujours aussi jouissive, est également présente avec une séquence spécialement dédiée à son utilisation.

De petites caches (des caisses blanches) sont disséminées ça et là, et il faut les « shooter » pour pouvoir y prendre les objets cachés (qui ne servent à rien) et bonus. Malheureusement, la caméra file parfois trop vite pour qu’on ait le temps de les viser. On est loin des passages secrets des précédents volets que bon nombre d’entre nous ont passé des heures à chercher.

[Echange] Rails tous neufs peu servis contre liberté perdue
La gestion des munitions et autres packs de santé est différente avec le passage à un rail shooter, car vous ne pouvez plus revenir sur vos pas prendre ce que vous vous étiez laissé en réserve. Vous ne maîtrisez pas non plus le rythme de votre avancée, il faut donc recharger après chaque séquence de tir. Chaque oubli s’avérera assez douloureux. Impossible également de reculer pour essayer d’isoler un ennemi coriace ou de se donner un peu plus de temps quand un autre vous fonce dessus la mâchoire pleine de dents acérées en avant, avec un filet de bave trainant derrière elle.

En lot de consolation : un mode special hardcore gamers avec une difficulté au taquet
Outre le mode Histoire, qui vous occupera environ quatre à cinq heures, et dont la difficulté est bien compensée par la présence de très nombreux checkpoints, le jeu propose également un mode Maps qui propose de traverser un niveau sans mourir de bout en bout. Même avec le niveau de difficulté le plus bas choisi, ce mode, probablement destiné au hardcore gamer, est particulièrement retord et risque donc d’en décourager plus d’un. Pas sûr du coup qu’il ne rallonge vraiment la durée de vie du jeu pour le plus grand nombre d’entre nous et pas sûr non plus que ce mode suffise à consoler ces gamers.

Dommage, car la réalisation d’ensemble est bonne : graphiquement, la 3D est assez belle, bien qu’elle puisse l’être encore d’avantage, puisque le trajet est précalculé. Les monstres sont plutôt bien faits, variés et effrayants à souhait. La bande son ne propose de la musique que dans les menus. Pendant le jeu, la place est laissée libre aux bruitages, qui renforcent l’ambiance angoissante. La maniabilité, après tous ces sacrifices, est bonne (heureusement !). On apprécie la possibilité de recalibrer très facilement la visée dans le menu de pause, rapide et pratique si on change de position pour jouer. On regrettera qu’appuyer sur le bouton de tir ou sur le bouton d’esquive vous fasse parfois ramasser un objet de façon involontaire, utilisant prématurément un pack de santé alors qu'on est à 100 % de vie.

ID software sacrifie le représentant des FPS dans un rail shooter bien réalisé, mais forcément moins intéressant. Les amateurs du genre se tourneront donc préférentiellement vers d’autres titres comme Brother in Arms : Hour of Heroes ou le tout dernier Modern Combat : Sandstorm qui, eux, sont de vrais et bons FPS sur les appareils mobiles d’Apple.

Icebraf


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(Version testée : 1.1 sur iPhone 3G)


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