Console Nintendo DS Genre Aventure Editeur Capcom Prix 40 € Nb joueurs 1 Note      Note visiteurs 5/5 Boîte  Date 20/02/2011
| | Shu Takumi continue à dépoussiérer le genre du point and click pour le compte de Capcom. Après la saga Phoenix Wright, il nous propose cette fois une toute nouvelle licence. Votre avatar est une âme qui vient de mourir et qui a perdu la mémoire. Vous avez également le pouvoir de revenir quatre minutes avant la mort d’un personnage, ce qui vous laisse la possibilité de changer le cours des évènements. Ce prétexte permet, grâce au mode « fantôme », de visualiser directement les objets avec lesquels vous pouvez interagir. On épargne ainsi la fastidieuse étape du « je clique sur tous les objets » à la recherche d’une éventuelle action possible. En échange, Shu Takumi ajoute une part de gestion du timing. En effet, vos déplacements étant limités à une courte distance à l’écran, il faut parfois attendre qu’un personnage déplace un objet dans lequel vous vous situez pour pouvoir accéder à une autre partie de la scène du (futur) crime. Il est toujours nécessaire d’accomplir un certain nombre d’actions dans l’ordre voulu pour arriver au but. Souvent très logique, il arrive parfois que l’on n’anticipe pas la totalité d’une séquence. Qu’importe, en débutant une séquence, un peu au hasard des actions possibles, on arrive parfois quand même au but. Le gameplay évolue juste un peu par la suite avec la présence d’une autre âme qui peut interchanger des objets de même forme à l’écran (exemple un rond pour un autre rond). Le concept finit par s’essouffler au bout d’un moment, une fois la mécanique du jeu assimilée. Mais, heureusement, le scénario particulièrement soigné prend la relève et nous tient en haleine jusqu’à la fin. Des personnages hauts en couleur, des dialogues intelligents - parfois trop nombreux, mais l’ambiance est à ce prix - et surtout des rebondissements que vous ne verrez vraiment pas venir. Le tout est servi avec une réalisation très soignée. L’animation, en particulier, est très efficace avec des attitudes très stylées et très vraies des personnages. Ils apparaissent dans un style « cell-shadé » donnant une identité graphique forte au jeu. La musique se moule parfaitement aux soubresauts de l’histoire pour en souligner les aspects. Bref, Ghost Trick nous a conquis. Il est probablement parmi les derniers excellents jeux de la DS. Fabrice A. |