Console Nintendo DS Genre Action Editeur Disney Interactive Développeur N-Space Prix 40 € Nb joueurs 4 Note      Note visiteurs 2/5 Boîte  Date 03/02/2011
| | Souvent, les adaptations vidéoludiques de films sont mauvaises. Mais pas de préjugé : Tron Evolution n'est pas à proprement parler une adaptation d'un film. En effet, le jeu n'est ni basé sur l'histoire du premier long métrage, ni sur sa suite. En fait, l'histoire se situe entre les deux volets. Enfin, il parait... Nous la trouvons trop pompeuse, les scénarios des films sont à la fois plus simples et plus solides. Passons. Concrètement, l'aventure prend la forme d'un Zelda-like, mais ne parvient pas à nous captiver de la même façon. On aura l'impression d'être baladé ici ou là, pour réaliser telle ou telle mission, de retourner en arrière, de partir ailleurs... Un peu de lancer de disque pour dégommer les ennemis et quelques puzzles (trop simples) pour activer des mécanismes n'y changeront rien : on s'ennuie. Le côté monotone des graphismes y est sans doute pour quelque chose. On nous rétorquera que c'est pour conserver l'ambiance du film, mais pourtant nous ne retrouvons pas la personnalité de Tron, faute à la représentation des personnages entre autre. A côté de cette aventure principale, les développeurs ont rajouté quatre mini-jeux. La course de lumicycles est assez sympathique, avouons-le. Par contre, les combats de disques ont une maniabilité douteuse (il faut jouer au pad tout en usant de l'écran tactile pour envoyer le projectile) et l'intelligence artificielle est capable de tuer presque tous vos adversaires sans que vous n'ayez rien besoin de faire. Les combats de tank sont eux poussifs. Enfin, les courses de reconnaisseurs sont trop saccadées. Ces mini-jeux peuvent se jouer également en réseau local, à condition de posséder chacun une cartouche. Difficile de croire qu'il n'était pas possible d'avoir la même chose avec une unique cartouche et du téléchargement... Alors astuce marketing pour multiplier les ventes ? Le manque de finition de Tron Evolution se ressent dans les traductions tronquées en français. Par exemple, « Évite les obstacles à l'aide de » ou «Utilise la manette + pour te ». Est-ce que quelqu'un a joué au jeu avant de le mettre en vente ? Pourtant tout cela avait bien commencé : dans les menus, on retrouve l'esprit de la bande musicale composée par Daft Punk pour le film (sublime). Mais, déjà là, rapidement on avait déchanté : l'échantillon est court et tourne en boucle. Quant aux restes des bruitages, on n'a même plus envie d'en parler. Entre Tron et étron, il n'y a qu'une lettre... Kangooroo |