Console GBA Genre Sport Editeur Konami Prix 55 € Nb joueurs 2 Note      Note visiteurs 4/5 Boîte  Date 01/12/2001
| | Tous les fans de ce sport vous le diront, s’il ne devait rester qu’un seul jeu de foot, ce serait ISS ! Cependant, cette version portative n’est pas développée par la branche Tokyo de Konami (responsable des excellents Pro Evolution), mais par la firme d’Osaka (KCEO), auteur des opus SNES et N64 (plus axés arcade). D’ailleurs, les habitués de la version SNES ne seront pas dépaysés puisqu’il s’agit grosso modo du même titre. Trois modes de jeu s’offrent à nous : Match amical à un ou deux joueurs (une option curieuse est même présente : CPU vs CPU !) avec prolongations (but en or et tirs au but), Coupe internationale ou Épreuve des penaltys. C’est peu, d’autant plus que l’excellent mode Scénarios a disparu (exemple de situation : France 1 - Bulgarie 2 et vous n’avez que quelques poignées de secondes pour égaliser). Quarante équipes internationales sont disponibles (dont 24 rien que pour l’Europe !), chacune possédant ses propres caractéristiques selon quatre critères (gardiens, défense, milieu de terrain et attaque). Dommage que certaines évaluations soient pour le moins discutables (on pense notamment à la France, dont les performances en milieu de terrain sont sous-estimées) ! Grande nouveauté (la seule ?), en raison de la licence Fifpro, les vrais noms de joueurs sont disponibles. Enfin presque, puisque seules les équipes du vieux continent en bénéficient (et encore, pas toutes ! Les joueurs yougoslaves, notamment, sont fictifs). On regrettera, d’ailleurs, que Konami n’ait pas jugé bon d’inclure une option pour renommer les joueurs des équipes restantes (sans doute pour éviter de devoir inclure une pile de sauvegarde). Une fois sur le terrain, la vue latérale, légèrement en perspective, est perturbante. Idem pour la caméra, trop proche des joueurs. Heureusement, le gameplay est instinctif et gomme rapidement les défauts précités. Passe, tir, tête, course, lob ou tackle, tout s’effectue très instinctivement à l’aide de trois boutons d’action. D’un point de vue graphique, ça n’a guère évolué depuis la version 16 bits. C’est dommage, mais l’original était déjà de très bonne qualité. Les animations, en revanche, ont pris un petit coup de vieux et auraient mérité un lifting. C’est flagrant avec les gardiens, dont la palette de mouvements est limitée à la plus simple expression. L’ambiance sonore est formidable et ce, pour une raison simple : la présence de commentaires (en anglais) ! Malgré les limites techniques de la GBA, ils sont aussi dynamiques que sur une console de salon récente. L’intelligence artificielle est de très bon niveau, même si les actions ne sont pas forcément très réalistes, aspect arcade oblige ! Les gardiens, une fois n’est pas coutume, sont relativement doués et ne sont pas là pour faire de la figuration. La durée de vie pourrait sembler en retrait, mais c’est sans compter sur le fun des parties. On y revient donc avec plaisir, d’autant plus que cinq niveaux de difficulté sont présents. Et si vous commenciez vraiment à vous lasser, sachez que le mode Deux joueurs par câble link est inusable. Neo Test publié dans Pocket Magazine n°10 |